Musique Gerardo Jerez Le Cam
L’Alsace
Dans le cadre de la semaine consacrée au tango, la Filature a invité des « Charbons Ardents » incendiaires. Entre sensualité et érotisme. C’était une invitation de Camilla Saraceni, artiste née dans le berceau du tango.
Charbons Ardents a fait très fort. Comme dans un fondu enchaîné, le spectacle a déroulé toutes les formes pour une combinaison électrique d’où il ressortait que le tango n’est qu’un prétexte pour une promenade allant crescendo dans un érotisme torride.
On danse, à deux, à trois, l’homme est dominé, la femme domine. Et puis, le contraire. On se frotte, on est filmé en gros plan, peau blanche et main descendant lentement sur la poitrine.
Étrange spectacle qui rendait aussi hommage aux mots. Aux mots crus et tendres, du désenchanté Philippe Léotard. Pour une lente ascension vers les chemins sombres de la nostalgie. Des Charbons ardents, loin du tango classique, loin de la sensualité, et plus proches de l’érotisme clairement affiché.
Car le tango, c’est avant tout cela, l’étrange ballet de deux corps, deux différences qui s’affrontent pour mieux se fondre dans un corps à corps passionné. Corinne Bernard
Dernières Nouvelles d’Alsace
Les heures partagées la semaine dernière par le public mulhousien avec la chorégraphe et metteur en scène argentine Camilla Saraceni ont été délicieuses, placées sous le signe de la grâce et da la chaleur toutes sud américaines. Avec sa création «Charbons Ardents» tout comme avec le « Bal Tango » de samedi soir, la remuante et souriante Camilla a décliné en beauté l’alphabet du tango, art complexe à la fois extrêmement codifié et symbole de liberté
Des artistes au sommet de leur art, « distribués » avec infiniment de finesse et d’inventivité par Camilla Saraceni, première spectatrice enthousiaste et étonnée de sa propre création. CSC
Auteur/autrice : admin5163
Pas à deux
Le Figaro
Longtemps, elle a ignoré le tango. Et pourtant elle est de Buenos Aires, Camilla Saraceni. Mais, dans les années 70, à l’époque, elle l’avoue, elle avait la tête ailleurs. C’est la philosophie qui l’intéressait. Et elle l’enseignait. Et puis, elle s’intéressait aussi beaucoup à la mode, aux costumes et signait alors des vêtements de prêt-à-porter. En ces temps de dictature, le tango ne faisait pas partie des préoccupations des intellectuels ou des artistes argentins. Ils avaient d’autres soucis. En 1975, Camilla Saraceni débarque à Paris. Direction, les grands couturiers. Elle chorégraphie des défilés pour Christian Dior, travaille un peu pour Chanel.
Le théâtre la tarabuste. Et l’écriture aussi. Dix ans après son arrivée en France, elle crée sa compagnie dramatique, le Théâtre de Léthé à Paris. De l’aventure, Marie-France Capri, Michel Feller, Anne Nathan et la jeune Juliette Binoche. Camilla Saraceni signe ses premières mises en scène : Le Primerissimo d’Eduardo Manet, Du sang sur le cou du chat de Fassbinder, Hall de Nuit de Chantal Ackerman, Le Silence de Nathalie Sarraute au Lavoir moderne Parisien. Un lieu qui lui convient à merveille et où elle montera aussi Les Cahiers de Malte Laurids Bridge de Rilke.
On le voit, Camilla Saraceni à déjà un parcours intéressant dans le monde du théâtre. Mais le travail dont elle est le plus fière c’est Hélène d’Euripide. « Je peux dire que j’ai consacré trois ans à cette entreprise-là, et la rencontre avec Jean et Mayotte Bollack, qui traduisaient la pièce, a été pour moi d’une importance profonde. »
C’est alors qu’elle réfléchissait au sens de la tragédie, que le tango, insidieusement, s’est imposé à son esprit et celle qui ne fréquentait pas les tanguerias de Buenos Aires s’est prise de passion pour cette musique, cette danse, cette culture. Argentine, elle est comme tous les Argentins, par hasard. . Un père italien, une mère grecque et des ascendances qui mêlent une quinzaine de nations de la vieille Europe et même un peu de sang arabe par une de ses arrière-grands-mères. Armelle Héliot
Le Parisien
Et nous voilà embarqués pour Buenos Aires, avec un spectacle plein de trouvailles visuelles et à l’humour ravageur. Les comédiens sont aussi d’excellents danseurs, la chanteuse a la voix chaude et les costumes sont superbes. Bérengère Adda
Aden-Le Monde
Ce spectacle veut s’écarter des lieux communs et de la nostalgie trop généralement véhiculée par le tango, pour en retrouver la fraîcheur et la nervosité sensuelle et acérée. Hugues Le Tanneur
Figaro scope
“C’est palpitant, intelligent. Et, comble de l’élégance, ni le raffinement de la mise en scène ni la technicité éblouissante des interprètes ne détourne jamais de la lancinante question que nous nous posons tous, avec mélancolie ou avec humour : ” A deux ” ou” Pas à deux ” ? (…) Camilla Saraceni qui a conçu et mis en scène ce spectacle fascinant, pose la question avec des ” pas “, les pas du tango “.
Isabelle Garnier
Zurban-France Musique.
Un spectacle inventif, enlevé, follement vivant, à la fois hommage et démystification.
Corinne Denailles.
L’Express
Des comédiens et des danseurs mettent en scène les relations homme-femme. Un mariage réussi du tango et du théâtre. F. Av.
Hélène
Libération
Curiosité que cette Hélène, pièce méconnue d’Euripide magistralement traduite par Jean et Mayotte Bollack. La belle Hélène, prétexte à la guerre de Troie n’est qu’une illusion créée par les dieux. La véritable Hélène est en Egypte où Ménélas finit par la retrouver. Crée à Bourges, le spectacle de Camilla Saraceni oscille entre Wilson et Savary. Avec danseuses et percussions live. René Solis
La Voix du Nord
L’invention est foisonnante à chaque passage choral… l’émotion à vous couper souffle s’impose… Le récit final du messager est remarquable de simplicité : prime le dépouillé, le metteur en scène laisse, quand il le faut la parole nue. Colette Douce
Cahiers de Malte
Politis
Le double de Rilke est joué par un homme, Gilles Nicolas, et plus souvent par une femme, l’admirable Fatima Manet. On est dans un décalage, une extériorisation permanente, tandis que la féminité et la masculinité jouent en alternance ou en même temps. Le dire, c’est rendre le spectacle très cérébral alors qu’il est guidé par une sensibilité continuelle… Gilles Costas
L’Evènement du Jeudi
Avec une superbe sobriété, Claude Chestier, scénographe, et Camilla Saraceni dessinent un lieu idéal où se rencontrent les mots de Rilke et les voix des comédiens. P.N.
Les Inrockuptibles
Dans le spectacle que met en scène Camilla Saraceni, le décor est parfaitement planté.
Il fait nuit, très nuit, et le silence qui va avec nous permet d’entendre les mots, chaque mot, parfaitement détaché, comme une note de musique d’un orchestre à un seul instrument… un grand plaisir esthétique. Pierre Hivernat
Le Panorama du Médecin
Dans une mise en scène aérienne et superbe de Camilla Saraceni ; servi par deux comédiens remarquables, le spectacle est un voyage magnifique… V.B.
Silence
L’Evènement du Jeudi
Beaucoup de rigueur, une progression géométrique, tout cela sous un air léger, apparemment fantaisiste, et c’est du grand œuvre. Ce silence là est précieux… PH.L.
Libération
Mi musical, mi pictural. Du rire forcé au désarroi, en passant par l’humour et le silence immobilisé en postures de statues, ils chorégraphient, exécutent, dans un ensemble à l’évidence travaillé et plutôt accordé… Mathilde de la Bardonie
L’Humanité
Camilla Saraceni a pris le parti d’une réalisation épurée, qui accentue, dans l’œuvre le côté démonstratif du théorème. Travail intelligent, subtil, sans tapage, en clair accordé au projet de Nathalie Sarraute… Jean-Pierre Léonardini
Le Parisien
Camilla Saraceni s’est remarquablement tirée de cette gageure en faisant appel à la chorégraphie. Il n’y a pas de danse à proprement parler dans son spectacle, mais, comme chez Bob Wilson par exemple, chaque geste est soigneusement étudié. Le spectacle est attachant, prometteur, redonnant au corps et à l’espace leur vraie dimension théâtrale. Elisabeth Santacreu
Hall de Nuit
Le Monde
Les rôles sont tenus par des acteurs presque tous très jeunes et tous justes, menés par une main discrète et ferme, celle de Camilla Saraceni, une jeune femme passée d’Argentine en France au milieu des années 70 et de la mode au théâtre. Tous nous donnent une sorte de sonate parfaitement maîtrisée – on pense à la Pathétique de Beethoven et particulièrement à son rondo final mené allegro. Un tonalité assez sombre, donc, et les reflets d’un cristal pur. Olivier Schmit
Le Soir
… Camilla Saraceni a obtenu de ces jeunes acteurs un jeu d’une limpidité, d’une transparence, d’une rare sureté dans la fragilité. Ils parviennent, par on ne sait quel prodige, à restituer, dans la convention théâtrale, ce frémissement que les acteurs, surpris par Akerman cinéaste, trahissent quelquefois étonnamment dans ses films. Jacques de Decker
Elle
Dans une belle et astucieuse mise en scène Camilla Saraceni, les paroles de Chantal Akerman résonnent bien, comme une petite pluie fine s’effilochant sur un toit. Un spectacle sensible.
Fabian Gastellier
Du sang sur le cou du chat
Le globe
Du sang sur le cou du chat est la révélation de cette saison chez les spectres: Camilla Saraceni invente une nouvelle façon de faire trembler la scène…»
Jerome Bin
PAUVRETÉ, RICHESSE, HOMME ET BÊTE
PAUVRETÉ, RICHESSE, HOMME ET BÊTE (1933) est non seulement une œuvre dramatique mais aussi un poème, un conte. C’est un récit au long cours à propos de paysans du grand nord (les riches) et de leurs valets de ferme (les pauvres). À la fois réaliste et magique, c’est une réflexion violente et crue sur l’amour, loin des critères moraux d’une époque. On y voit à travers les êtres comme dans du verre. On y parle une langue rude, brutale même, intransigeante, voire lapidaire. Les acteurs du drame butent, sur des désirs inassouvis, des peurs, des superstitions, la volonté de posséder. Certains veulent, une fois, connaître la jouissance, d’autres le bonheur. Et dans leurs courses ils se heurtent les uns aux autres. Les plus sombres d’entre eux sont acharnés comme des chiens enragés. Les plus purs manquent de courage… Le tout compose une énigme brulante, taillée dans une langue de roc.
Pascal Kirsch et ses comédiens donnent vie à cet univers d’une rare densité irrigué par le feu du désir, restituant une atmosphère qui tient aussi bien du conte que de la tragédie grecque ou du western.
Hugues Le Tanneur – Libération – 25/09/2015
C’est [une] histoire simple et complexe comme la vie, que Pascal Kirsch restitue à merveille dans toute sa force, sans apprêt, avec une belle et très homogène équipe.
Jean Pierre Han – Revue théâtre(s) – N°03 Automne
Les acteurs […] inscrivent leur talent dans l’extrême proximité de leur discours […]. L’épopée de l’éleveur de rennes, narrée près de trois heures durant, passe en un éclair […]
Véronique Hotte – Hottello – 28/09/2015
En tournée saison 2016/2017 :
– du 21 au 25 février au TNT à Toulouse
– du 28 février et au 1er mars au Parvis à Tarbes
– du 9 au 10 mars à La Passerelle à Saint-Brieuc
– le 24 mars au Théâtre de Cornouaille à Quimper
– du 28 au 30 mars au CDR de Tours
– du 4 au 7 avril au TNB de Rennes
– du 26 au 27 avril à la Halle aux Grains à Blois
– du 3 au 4 mai à la scène nationale 61 à Alençon
texte de Hans Henny Jahnn
traduction Huguette Duvoisin et René Radrizzani
l’Arche est agent théâtral du texte représenté www.arche-editeur.com
mise en scène Pascal Kirsch
scénographie et costumes Marguerite Bordat
assistée d’Anaïs Heureaux
stagiaires Laure Mirroir et Juline Darde Gervais
lumières Pascal Villmen
assisté de Léandre Gans
vidéo réalisation montage Sophie Laloy
image étalonnage Mathieu Kaufmann
musique Makoto Sato et Richard Comte
avec Julien Bouquet, Arnaud Chéron, Raphaëlle Gitlis, Vincent Guédon, Loïc Le Roux, Marina Keltchewsky, Élios Noël, Florence Valéro et François Tizon
production diffusion Marie Nicolini
remerciements Camilla Saraceni, Véronique Timsit, Jean-Pierre Baro, Collectif Les 4 chemins, Vadim
Durée : 2h50 sans entracte
PARTENAIRES
Production COLLECTIF 2 PLUS, Studio-Théâtre de Vitry
Avec le soutien de la DRAC Île-de-France, d’Arcadi Île-de-France, du Théâtre National de Bretagne, de La Commune d’Aubervilliers – Centre Dramatique National Coréalisation l’ECHANGEUR – Cie Public Chéri. Ce spectacle bénéficie du soutien de la Charte d’aide à la diffusion signée par Arcadi Ile-de-France, l’OARA, l’ODIA Normandie, Réseau en scène Languedoc-Roussillon, Spectacle vivant en Bretagne et l’Onda.
CONTACTS
Artistique : Pascal Kirsch I 06 63 15 19 73 I pascal.kirsch@free.fr
Diffusion : Marie Nicolini I 06 15 94 52 55 I marienicolini.pro@gmail.com
PERSONA
CRÉATION 2015
« Alors, ma fille, est-ce que tu es une femme ? Un doute s’insinue, comme une adolescence perpétuelle. Trouver sa place véritable parmi les autres est à peu près aussi simple que rentrer dans une robe en taille 36 quand on fait un 42.
Par un curieux hasard de circonstances, et en dépit de toutes les évidences biologiques et phénoménologiques, j’ai toujours pensé que j’étais un garçon. Je ne suis pas un garçon. La preuve, les hommes rentrent en moi comme dans une pâtisserie. Et pourtant rien n’est moins assuré que mon sexe. C’est là depuis la nuit des temps, et cela surgit en moi à des moments spécifiques :
Suis-je la seule à réellement comprendre cette imposture féminine, qui va jusqu’à s’inventer des menstruations tous les mois, pour se rendre intéressante ? »
Extrait de Persona
Texte, chorégraphie, mise en scène Sylvie Cavé
Avec Sylvie Cavé
Musique Laurent Petitgand
Création Costumes Consuelo Zoelly
Montage sonore Jean-Marc Molinès
Photos Jérémy Circus
Production du COLLECTIF 2 PLUS.
Direction artistique : Camilla Saraceni
« Je suis schizophrène, et moi aussi »
Carl Gustav Jung
PERSONA est une quête chorégraphique, poétique, psychanalytique et théâtrale dans laquelle je questionne mon genre, mon art, mon gynécologue, et mon psy.
Per-sonare en latin signifie parler au travers,
Parler au travers d’un masque, d’un genre, d’une convention pour faire entendre sa voix, pour exister le temps d’une vie, dans la pantomime collective, dans le grand théâtre permanent des apparences et des codes de son époque.
Le masque social, une image crée dans l’intime, pour se couler dans un personnage prédéfini, attendu par la famille, la mère, la société, et qui entre en collision avec un désir profond d’être un(e) autre, d’échapper à ce doute existentiel et primitif. Qui suis-je ? Je me prends pour celle que je suis aux yeux des autres mais qui suis-je en réalité ? Et où est ma réalité ?
Ni homme, ni femme, de créature mouvante en être émouvant, pour faire l’expérience de cette féminité dans les choses cachées du visible, la dissimulation, le mimétisme, l’outrance, et la transgression de l’autorité placée a l’intérieur de soi, dans l’usurpation de la communauté des femmes.
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AMORE COTTO
Performances culinaires en deux mots trois mouvements
Amore Cotto est une performance humoristique et culinaire. Chaque intervention d’une durée de quinze minutes, est composée d’une situation de départ problématique à laquelle Vitti et Katia vont répondre par l’élaboration d’une recette. Les obstacles et les enjeux sont divers : un frigo quasi-vide, une fête d’anniversaire ou un pique-nique à préparer, cuisiner sans rater l’énième diffusion d’Out of Africa, concocter un plat qui redonne de l’énergie… Grâce à leur inventivité délirante, Vitti et Katia trouvent toujours une solution pour réussir en un temps record une recette simple et appétissante d’un plat unique que chacun peut aisément reproduire et qu’il sera surtout possible de déguster sur place.
D’après une idée originale de Vittoria Scognamiglio
Ecrite et interprétée par Katia Medici, Vittoria Scognamiglio,
avec dans le rôle de l’assistante Éloïse Vereecken
Adaptation de Flor Lurienne
Mise en scène, Chorégraphie Katia Medici, Vittoria Scognamiglio et Gilles Nicolas
Conseillère artistique Camilla Saraceni
Musique Laurent Petitgand et Alvise Sinivia
Costumes Consuelo Zoelly
Décor Laurent Halgand
Peinture du décor Ada Tanquerel
Photo Laurent Teisseire
Teaseur Sébastien Dubord
Contact compagnie Katia Medici / administration – tournée
Laurent Letrillard 06 03 69 76 15 / laurent.letrillard@gmail.com
Contact evenementiel : contact@hsp-productions.fr
Production Cie Medici en coproduction avec La briqueterie CDC du Val de Marne. Avec l’aide de la Compagnie Camilla Saraceni – Collectif 2 plus et de tous les intervenants de cette création qui ont permis que cela soit possible grâce a leur implication et leur temps.