SYLVIE CAVÉ

Sylvie Cavé est comédienne, danseuse, auteure et pédagogue.

Après des études pluridisciplinaires à l’École Internationale du Mime Marceau, elle poursuit une carrière multiple. Elle danse dans toutes les créations de Laura Scozzi (F.E.I.R, l’Amour, la Colère, la Peur..) au sein de sa compagnie « Opinioni in movimento ». Elle écrit pour elle le livret de l’Opéra contemporain La vie secrète de Marioline Serin, pour les 20 ans du CREA au Théâtre d’Aulnay-Sous-Bois.

Elle danse à l’Opéra de Paris, au théâtre du Châtelet (Platée de Rameau, La belle Hélène d’Offenbach) chorégraphie Laura Scozzi et mise en scène Laurent Pelly.

Pour Johan Amselem, cie la Halte-Garderie elle danse en Europe dans de nombreux festivals le solo  A quoi je tiens et le duo F&F. Comédienne, danseuse de Tango argentin et auteure pour Camilla Saraceni, (Hélène d’Euripide, Pas à deux, Charbons Ardents…), sur des scènes telles que le théâtre National de Chaillot, le théâtre de la Bastille, le théâtre de l’Agora SN d’Évry, le théâtre 140 (Belgique)… elle co-écrit Tango Verduras y otras Yerbas et signe Anche-moi, Là où c’est loin de mon pays, et Etrangère-té. Elle écrit  Les lois de ma gravité en lecture performance au théâtre de l’Agora SN d’Évry et de l’Essonne.

Sous la direction de Jean-Philippe Daguerre, elle joue et danse dans Alice au pays des merveilles au Théâtre St Georges, et dans La Flûte Enchantée de Mozart au Théâtre des Variétés, où elle est aussi assistante à la mise en scène.
Pédagogue au CRTH (Centre Recherche Théâtre Handicap) elle anime des ateliers « Corps Mouvement » et enseigne la méthode Feldenkrais® au Théâtre des Variétés.

Depuis 2008 elle chorégraphie régulièrement pour le spectacle vivant.

Contact : Sylvie Cavé sylvie.cave@gmail.com | +33 6 60 43 37 30

PASCAL KIRSCH

Pascal Kirsch
metteur en scène

Formé comme comédien au conservatoire de Tours puis à l’école Parenthèses de Lucien Marchal, Pascal Kirsch joue d’abord sous la direction de Marc François. Très vite, il se place de l’autre côté du plateau et assiste les metteurs en scène Bruno Bayen, Thierry Bedard, Camilla Amahi Saraceni et Claude Régy. Il monte son premier spectacle, en 2001, Le Chant de la Meute à partir de textes de Büchner et de Celan. En 2003, il fonde au Mans, avec Bénédicte Le Lamer, la compagnie pEqUOd qu’il dirige jusqu’en 2010, créant entre autres Tombée du jour, Mensch, Guardamunt et Et hommes et pas. Il dirige ensuite Naxos-Bobine, un lieu pluridisciplinaire à Paris. De 2014 à 2016, il fait partie du Collectif des quatre chemins, laboratoire hors production au Centre dramatique national, La Commune d’Aubervilliers. Comme pédagogue, il intervient dans des écoles – Théâtre national de Bretagne à Rennes, Comédie de Saint-Etienne, Ensad de Montpellier, ERACM, EIAD au Sénégal, École du Théâtre du Nord et l’Ensad de Paris dont il a signé la mise en scène de sortie de promotion en 2016 – Gratte-Ciel de Sonia Chiambretto. En 2015, il crée Pauvreté, Richesse, Homme et Bête de Hans Henny Jahnn. En juillet 2017, dans le cadre de la 71e édition du Festival d’Avignon, il met en scène La Princesse Maleine de Maurice Maeterlinck. En 2020, il adapte au théâtre le roman Solaris de Stanislas Lem au Théâtre des Quartiers d’Ivry. En septembre 2021, dans le cadre de “l’été culturel” il donne la première étape de THE RIME, d’après Le dit du vieux marin de S.T. Coleridge. En mars 2023 il met en scène Grand Palais de Julien Gaillard et Frédéric Vossier à La Comédie de Reims et en février 2024 Terrain Vague de Florence Valéro aux Plateaux Sauvages et Hors-les-murs à Paris XXème.

2024 Terrain Vague
de Florence Valero

Création aux Plateaux Sauvages et hors-les-murs – Paris XX

2023 Grand Palais
de Julien Gaillard et Frédéric Vossier

Création à La Comédie – CDN de Reims, Théâtre National de Strasbourg, Comédie de Béthune, Théâtre National de Bretagne, Espace Marcel Carné – Saint-Michel sur Orge

2021 THE RIME#1
d’après le poème de S.T. Coleridge « Le dit du vieux marin »

Création dans le cadres de l’été culturelle en Seine-et-Marne, Communauté de commune des 2 morin.

2020 – 2021 SOLARIS
de Stanislas Lem

Création au Théâtre des Quartiers d’Ivry, CDN – MC2 Grenoble.

2017 – 2018 La princesse Maleine de Maurice Maeterlinck

Création 71ème Festival d’Avignon, MC93 – Bobigny, Equinoxe – Châteauroux, Le Parvis – Tarbes, La Passerelle – Saint-Brieuc.

2015 – 2018 Pauvreté, Richesse, Homme et Bête de Hans Henny Jahnn

Création Studio-Théâtre Vitry, Théâtre de l’Echangeur – Bagnolet, T2G Gennevilliers, TNT -Toulouse, TNB – Rennes, CDN – Tours, MC2 – Grenoble, SN Tarbes, SN Blois, SN Châteauroux, SN Saint-Brieuc, SN Alençon, SN Quimper

2010 Et hommes et pas
d 'après Uomini e no d'Elio Vittorini

Création Comédie de Béthune, Théâtre d’Arras, Théâtre de l’Echangeur – Bagnolet

2008 - 2009 Guardamunt 34' & 55'
d'après un poème et un extrait des Cahiers de Vaslav Nijinski
25è Heure – 62ème Festival d'Avignon, Rencontres du Court – Bordeaux, Utopies Festival – Bourgogone, Lavoir Moderne Parisien – Paris, 
L’espal – Le Mans, RamDam – Lyon , DAW – Langonnet, La Ferme du Buisson – Marne la Vallée, La Ménagerie de Verre – Paris

2007 Mensch
d’après Fragments Woyzeck de Georg Büchner

Création Odéon Théâtre de l’Europe / Berthier ’07 – Paris, La Fonderie – Le Mans, Festival Rayons Frais – Tours

2003 – 2006 Tombée du jour

conception Bénédicte Le Lamer et Pascal Kirsch
Création L’espal – Le Mans, La Fonderie – Le Mans, La Générale, La Ménagerie de Verre – Paris, Festival Rayons Frais – Tours

AUDE LACHAISE

Aude Lachaise vit à Paris. Après une licence d’allemand et un passage au Conservatoire de Rennes, elle suit en 2000, la formation ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Elle travaille comme interprète pour des chorégraphes au registre divers comme Eszter Salamon, Robyn Orlin, Félix Rückert, Nathalie Pernette ou Olga Mesa. Elle s’intéresse également à la chanson et à la performance et crée un girls-band performatif : les Vraoums. En 2010, elle crée et interprète un solo, Marlon, monologue sur le désir qui a obtenu le KBC JONG THEATER PRIJS dans le cadre du festival Theater aan Zee à Ostende en 2011. Le texte est paru chez Lansman Editeur. À partir de là, elle creuse le sillon de la transversalité entre danse contemporaine et écriture textuelle. Son parcours s’oriente par déplacement de sa pratique de base qu’est la danse, vers d’autres médiums.
Aude Lachaise réalise des solos mais aussi des pièces de groupe au sein desquelles elle invite des interprètes forts de leur singularité. Elle envisage l’expérience artistique comme un facteur d’émancipation personnelle et collective.
L’identité, l’intime sont utilisés comme les matières politiques du spectacle, utilisant son corps comme un champs d’expérimentation. C’est le laboratoire dans lequel s’éprouvent les cheminements qui vont de l’enfermement à l’émancipation. Elle se met en scène avec ses ambigüités afin d’exposer une humanité complexe. Surface de projection la plus vaste possible, le corps reflète les questions et les sujets qui traversent nos vies, les genres, les sexualités, les identités sociales et professionnelles.

Elle crée La fille avec Michaël Allibert pour le Sujet à Vif au festival d’Avignon 2012, En Souvenir de l’Indien une comédie musicale en 2015, Outsider en 2015, Outsiders, la rencontre en 2017, un trio féministe qui interroge la forme du stand up. En 2021, elle écrit et joue le solo Laurent, une digression sur la question amoureuse qui interroge la notion de représentation des corps. En 2023 c’est un duo L’argent qui voit le jour sur l’économie du spectacle vivant. Elle est artiste compagnon au Manège, Scène nationale de Reims pour la saison 2017-18. Elle crée régulièrement des pièces avec des amateurs #J’aime# et intervient auprès des publics scolaires. Elle est artiste associée au TPE Bezons sur la saison 22-23.

MADONE ET PUTAIN

Récital de Master de Margaux Loire

Mise en scène 
Amélie Charbonnier 
Leslie Gruel

Interprétation 
Joseph Birnbaum
Raphaël Bougy
Alix de Guérines
Mélanie Haas
Kseniya Ilicheva Garcia
Félix Merle

CNSMDP le 11 juin 2024 
à 17h15
Salle Pflimlin 

© Marlène Boulad

COLLECTIF DONNE

© Marlène Boulad

AMELIE CHARBONNIER

Après un parcours littéraire spécialité théâtre en classe préparatoire auprès de Julien Dieudonné et du cinéaste Damien Manivel, elle se forme au jeu sous les regards bienveillants de Françoise Roche ; François Clavier, Marie-Christine Orry, Charles Piquion, Alexandra Vuillet, Agnès Adam au Conservatoire Paris 13 – Félicitations du jury à l’unanimité ; puis à l’Athanor Berlioux avec Coco Felgeirolles et Daniel Berlioux. Elle se forme également en danse contemporaine (improvisation et écritures chorégraphiques) auprès de Lyse Seguin.

Elle est assistante durant les stages de formation du Théâtre de Léthé-Collectif 2 Plus, dirigés par Amahì Camilla Saraceni qui mêlent dramaturgie, textes dramatiques, écriture, danse, scénographie, cinéma ; et donne l’été des ateliers d’interprétation pour les jeunes avec restitution.

Elle joue, danse et met en scène.

 

LESLIE GRUEL

 

Après un DEUST et une licence d’Études Théâtrales, Leslie Gruel se forme pendant quatre années auprès de François Clavier et de Marie-Christine Orry au Conservatoire du XIIIe arrondissement de Paris. Elle achève son cursus par Les muses Orphelines de Michel Marc Bouchard, certificat d’études théâtrales et reçoit les félicitations du jury en 2018.
En tant que comédienne, elle a joué dans Hedda Gabler d’Ibsen, création et traduction collective (2016), Phèdres de Sébastien Kheroufi (2018), Les Muses Orphelines de Michel-Marc Bouchard, création collective (2018), Jules César, mise en scène de Gaspard Baumhaueur (2022), et Yukonstyle de Sarah Berthiaume, m. en s. de Violaine Bougy (2019), toujours en exploitation. Elle part en Avignon pour l’exploitation de ces créations : Cyrano de Bergerac en 2018 puis de nouveau en 2025, Le Misanthrope, m. en s. de Marie Benati (2021), Le Prince de Hombourg, m. en s. de Edouard Dossetto (2022), Bérénice de Racine, adaptation franco-arabe pour mettre en relief la xénophobie de la pièce, tout en sublimant le mélange des langues, m. en s. Marie Benati (2025) et enfin Tartuffe de Molière, création de François Clavier (2025).
Directrice artistique de la compagnie Les Engivaneurs, elle est également metteuse en scène de quatre spectacles. En parallèle de ces expériences, elle trouve un intérêt particulier à transmettre ; elle prendra part à plusieurs ateliers à destination des scolaires de 2018 à aujourd’hui. Elle intervient comme pédagogue pour la direction d’acteur·ices à la Poudrière, école du film d’animation à Valence.

MARGAUX LOIRE

La soprano lyrique Margaux Loire est lauréate de la Bourse Sylff — Tokyo Foundation for policy research et de la bourse Menda — Opéra Comique. Elle gagne le Prix Présence Compositrices au concours de Marmande 2024. Elle se produit en France, en Irlande, en Angleterre, en Autriche et en Allemagne. Curieuse de toucher à d’autres arts, elle réalise le court métrage La Voix humaine de Francis Poulenc et le clip Chair Vive.

Munie d’un bagage musical allant du grégorien au contemporain -notamment l’improvisation vocale- en passant par l’opéra et la musique de chambre, Margaux obtient son master au CNSMDP en juin 2024. En parallèle du chant lyrique, de 2016 à 2019, elle intègre pour trois ans la classe d’art dramatique de François Clavier, au conservatoire Maurice Ravel à Paris. En 2025, elle est invitée à l’École Normale de Musique de Paris à se perfectionner auprès de la soprano Véronique Gens.

Diplômée du DE, la transmission sous toutes ses formes est au cœur de sa vie d’artiste. Elle intègre la formation CA du CNSMDP en 2024. Par sa voix et ses écrits, elle propose un travail de création, de recherche et de médiation autour de la question de la représentation du corps féminin sur scène.

François Delaive – comédien

Stage novembre 2014 De la parole au mouvement du monologue au dialogue. Février 2016 Théâtre-danse-scénographie. Juin 2016 De la parole au mouvement du monologue au dialogue du théâtre au cinéma.

J’ai eu la chance de participer à trois reprises aux stages dirigés par Mme Saraceni avec une prise en charge de l’AFDAS.

Ce calendrier dit à lui seul, à mon sens, l’intérêt que je porte à cette formation. En effet, j’attends à nouveau avec impatience l’ouverture de nouveaux droits à formation à l’AFDAS pour m’y réinscrire.

Comédien, j’ai reçu une formation classique (rue blanche, conservatoire national d’art dramatique) et après vingt-cinq ans de pratique professionnelle dans les métiers du théâtre, de la télévision et du cinéma, j’ai ressenti le besoin de ré-énergiser mon rapport à mon métier. Après plusieurs mauvaises expériences, j’ai eu la chance que l’on me dirige vers cette formation.

Ce stage, très professionnel, très sérieux, très bien pensé et encadré permet de travailler l’outil de comédien dans la plupart des disciplines, le corps, le texte, la scénographie et, récemment le travail face à la caméra.

Tous les intervenants sont impliqués, talentueux et les outils mis à la disposition des stagiaires sont tout à fait adéquats et riches (salle de travail, scénographie, costumes et logistique cinéma…). Le stage est assez long, ce qui permet un vrai travail en profondeur, une remise à niveau aussi bien physique qu’artistique.

Depuis quelques temps, grâce à l’intervenant cinéma, on en ressort avec des extraits vidéo de grande qualité qui peuvent servir de support pour nos démarches professionnelles.

Pour finir je tiens aussi à souligner la qualité du choix des stagiaires, ce qui à chaque fois m’a permis de nouer des liens, des amitiés, de construire des ponts qui nous ont mené à porter des projets et à créer des spectacles ou des court-métrages.

Je ne peux que recommander chaudement ce stage et remercier encore Mme Saraceni pour son implication, sa bienveillance et la qualité de cette formation.

Élie Triffault – comédien

Stage juin 2015 De la parole au mouvement du monologue au dialogue du théâtre au cinéma. Le stage que j’ai effectué grâce à l’AFDAS, De la parole au mouvement-du monologue au dialogue-du théâtre au cinéma, dirigé par Amahí Camilla Saraceni, a eu un impact personnel et professionnel essentiel dans ma vie d’artiste. Tout d’abord, il m’a permis de rencontrer des collaborateurs : François Delaive et Romain Dutheil, avec qui j’ai tourné un film à la suite du stage en août, et Ariane Bourgoin (Louise), grâce à qui j’ai pu rencontrer une des plus grandes agences d’artistes de Paris. Ensuite, ce stage il a créé en moi une énergie créatrice, un désir décuplé et une facilité d’approche dans les différents projets professionnels dont je fais partie depuis. Ce stage a également été le lieu où j’aurais rencontré des artistes avec lesquels je suis certain de retravailler un jour. Pour mes propres mises en scène, d’ailleurs, il me viendra l’idée, j’en suis sûr, de contacter certains membres du stage, sinon tous.

LA VILLE OUVERTE

© Marlène Boulad

Poème Dramatique de Samuel Gallet – Editions Espaces 34
Avec Amélie Charbonnier, Leslie Gruel, Margaux Loire

Création de la maquette le 4 juillet 2021 à Luché-Pringé (Sarthe)

Comment trois jeunes femmes ayant le sentiment d’être menacées par une épée de Damoclès peuvent par un rêve se réapproprier leur existence ? Comment l’époque actuelle apparaît dans les rêves et les cauchemars ? Nous passons d’un monde à l’autre sans nous en rendre compte : à chaque fois que la nuit tombe, nous entrons dans le sommeil. Il existe une vie derrière nos paupières closes qui nous laisse, lorsqu’on y prête attention, des traces qui ouvrent vers des possibles.
Un projet soutenu par les Ateliers Médicis :

https://www.ateliersmedicis.fr/le-reseau/projet/la-ville-ouverte-15939

STOP THE TEMPO !

DISTRIBUTION

Auteur Gianina Cărbunariu
Traducteurs Gabriel Marian et Diaana Cilan
Metteure en scène et créatrice lumière Alice Marin
Interprètes Margaux Conduzorgues, Alexandre Ferreira, Eloïse Vereecken

À l’ère des burn-out et des suicides à répétition dans les bureaux, qu’est-ce qui arriverait si on faisait sauter les plombs ?
Une nuit, Paula, Maria et Rolando se croisent au Space, un club de Bucarest, l’oc- casion d’en libérer leur colère. Dans une voiture. Sur le boulevard Magheru puis sur l’autoroute. A l’hôpital.
Maria a trois emplois qui lui permettent d’entretenir ses parents mais laissent peu de place au flirt. Paula vient de se faire larguer et elle arrive à saturation dans sa boîte de pub. Quant à Rolando, en attendant que sa carrière de DJ décolle, il drague les mineures et son père riche et absent subvient à ses besoins. Tous les trois sont aigris avant d’avoir atteint la trentaine. Tous les trois sont assis au bar du Space, à Bucarest, quelque part entre minuit et quatre heures du matin. Leur rencontre se scelle dans le départ d’une course pour la vie ou pour la mort, on ne sait pas très bien. Perdus, dé- sespérés, ils ne sont personne et ils ont besoin d’emmerder le monde pour se sentir vivants. Ils veulent prendre le contrôle à défaut de contrôler leurs vies. Lorsque l’un d’eux appuie sur le bouton du disjoncteur, que la panique de la foule les surprend et les enivre, plus rien ne les arrête. De boîtes de nuit en boîtes de nuit, les attentats se multiplient et leur ivresse en demande toujours plus. Autrefois appelée le petit Paris, Bucarest de- vient la piste où la nuit, Paula, Rolando et Maria mettent en scène leur fantasme de destruction.
L’histoire qu’ils portent est à la fois celle d’une nation qui se cherche encore et celle d’une jeunesse enragée et assoiffée d’extraordinaire.