LA PRINCESSE MALEINE

« Ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours. » Et si après cette conclusion ouverte et joyeuse, Maeterlinck nous en montrait toute l’inquiétude. Détournant un conte de Grimm pour s’intéresser à ce qui arrive après, l’auteur place tôt, dans La Princesse Maleine, les retrouvailles des amants. Angoisse, maladie, orages et poisons sont ce que leur union déchaîne. La princesse Maleine, déterminée à s’unir au prince Hjalmar qu’on lui a refusé, endure sans ciller l’enfermement, la faim, la perte de ses parents pour qu’à l’accomplissement venu, la terreur se répande. Et comme un pôle contraire, la reine Anne, passionnée et désireuse, distille des forces aussi dangereuses qu’inéluctables. Moteur pour tous, l’amour entraîne chacun à se perdre et est un sujet pour Pascal Kirsch qui s’empare de ce drame au réalisme magique. À partir des états d’âme qui se lisent dans le cosmos, il cerne cette famille dans ses contradictions. Au sein du foyer, on rajeunit de rage, pour préserver, on tue et dans l’impuissance, on rit. Le metteur en scène aiguise l’ironie tragique et joue avec les peurs qui peuvent rassembler. Le cadrage, qu’il tient serré sur ces destins funestes, montre une princesse Maleine qui « tant qu’elle est en quête d’amour, ne craint pas la mort. Sa fureur a l’air paisible mais est une résistance absolue. »

Distribution
Texte Maurice Maeterlinck
Conception et mise en scène Pascal Kirsch
Scénographie et costumes Marguerite Bordat et Anaïs Heureaux
Lumière Marie-Christine Soma
Son Pierre-Damien Crosson
Vidéo Sophie Laloy

Avec Bénédicte Cerutti, Arnaud Chéron, Cécile Coustillac, Mattias de Gail, Victoire Du Bois, , Vincent Guédon, Loïc Le Roux, François Tizon, Florence Valéro, Charles-Henri Wolff

Production
Production Compagnie Rosebud
Coproduction MC93 Maison de la culture de Bobigny, Festival d’Avignon, MC2: Grenoble, La Passerelle Scène nationale de Saint-Brieuc, Le Parvis Scène nationale de Tarbes, Équinoxe Scène nationale de Châteauroux, Centquatre (Paris)
Avec le soutien de la Drac Île-de-France, Fonds d’insertion pour les jeunes comédiens de l’école supérieure d’art dramatique de Paris – Pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt, Maison Louis Jouvet – Ensad Languedoc-Roussillon, Arcadi Île-de-France et pour la 71e édition du Festival d’Avignon : Adami
Avec l’aide de Centquatre-Paris, la Fabrique des Arts – Théâtre 71 Scène nationale de Malakoff, Théâtre Louis Aragon (Tremblay-en-France), Canal 93

La Princesse Maleinede Maurice Maeterlinck, est publié aux éditions Espace Nord.

SABINE RIVIÈRE

Franco-Américaine, Sabine Rivière s’est formée à la danse contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Elle travaille actuellement en tant qu’assistante à la chorégraphie pour Cristiana Morganti. Elle danse pour Sylvie Le Quéré, Giulia Arduca, Louise Hakim et interprète des rôles dansés théâtraux et musicaux pour le compositeur Jerzy Bielski. Elle intervient en tant que pédagogue et assistante auprès de Sandrine Maisonneuve et collabore avec la metteuse en scène Camilla Saraceni.

Sabine participe en tant qu’interprète à la formation Prototype II dirigée par Hervé Robbe à l’Abbaye de Royaumont. Elle créerle duo Le son n’a pas de jambes sur lesquelles se tenir avec le pianiste Alvise Sinivia, le solo Autopsie d’une connasse et co-chorégraphie Selva pièce du compositeur Juan Gonzalo Arroyo.

Site internet 

ALVISE SINIVIA

Pianiste, improvisateur, compositeur et performeur, ses multiples rencontres avec des artistes de tous horizons jalonnent son parcours (danseurs, chorégraphes, circassiens, vidéastes, peintres et plasticiens).

Artiste curieux et constamment en recherche, il renouvelle en permanence son rapport à l’instrument dont il expérimente depuis plusieurs années les paradoxes et limites sonores et physiques.

Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris auprès d’Alain Planès et Emmanuel Strosser, il y fait de nombreuses rencontres qui nourrissent sa pratique artistique.

Engagé dans la création, il collabore régulièrement avec des compositeurs et participe à l’Orchestre de Nouvelles Créations, Expérimentations et Improvisation Musicales.

Fondateur et directeur artistique du collectif WARN!NG, il est aussi à l’origine de différents projets avec les musiciens de sa génération (Olivier Stankiewicz, Giani Caserotto, Vincent Le Quang….).

Il est pensionnaire à la Villa Médicis durant la saison 2016/2017 dans la discipline performance où il a approfondi sa recherche sur le rapport entre le mouvement et le son.

Site internet 

UNA MADRE – Création pluridisciplinaire

Création du 8 au 19 mars 2022 au Théâtre 14 à PARIS.

Teaser du spectacle

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U N A   M A D R E

Une femme que nous avons toujours vu muette, Marie, une icône, se met à parler et nous raconte ce qu’elle a réellement vécu, l’éloignement et la mort de son fils. Le texte de Colm Tòibìn, Le Testament de Marie, est le fil d’Ariane qui parcourt cette création pluridisciplinaire, il est au-delà de toute notion de religion, il nous parle d’immigration, de l’arrivée des « idoles » factices, d’un monde qui s’écroule, de la distance qui parfois sépare les générations. À sa lecture, c’était une évidence que je devais le faire avec ces artistes-là, en entrelaçant la musique et la parole, l’italien et le français. Parlant plusieurs langues, le choix de les mêler n’est pas un hasard pour cette création. C’est un choix artistique et musical intime. Il y a des mots, des sentiments, qu’on ne peut transporter d’une langue à l’autre. Chaque souvenir resurgit dans la langue qui l’a vu naître.

Je suis née en Argentine d’une mère grecque née à Marseille, d’un père italien, d’une grand-mère belge, d’une arrière-grand-mère arabe des Balkans. Mes choix artistiques sont le reflet des langues et des accents qui m’habitent.

Créer ce spectacle en France avec une actrice d’origine napolitaine me permet d’introduire le français comme langue étrangère. Cela crée une distance entre le personnage de Marie et nous. L’envie de se faire entendre, de se faire comprendre se traduit aussi par sa façon d’aborder une langue qui n’est pas la sienne. Plus ça devient intime et douloureux, plus elle revient au dialecte napolitain en passant par l’italien.

L’univers contemporain apporté par Alvise Sinivia et Éloïse Vereecken dans cette création m’intéresse, comme un passage, une opposition, une incompréhension entre une génération passée et une à venir.

La puissance de la musique et le visuel des pianos désossés d’Alvise, tels des instruments anciens presque archaïques font résonner au sens propre tout l’espace, et tissent les liens entre une histoire ancestrale et notre modernité.

 

Spectacle pluridisciplinaire

Texte d’après Le Testament de Marie de Colm Tòibìn

et d’après la vie de l’actrice Vittoria Scognamiglio écrit en collaboration avec Amahí Saraceni

Mise en scène, adaptation et dramaturgie Amahí Saraceni

Musique et création du dispositif Alvise Sinivia

 

Avec Vittoria Scognamiglio, Alvise Sinivia et Éloïse Vereecken

 

Scénographie Franck Jamin avec la collaboration de Anabel Strehaiano

Création lumières Éric Wurtz avec la collaboration de Carlo Menè et Stéphane Fritsch

Son Clément Hubert avec la collaboration de Renato Barattucci et Louise Blancardi

Costumes Consuelo Zoelly

 

Texte en italien : Andrea De Luca, Vittoria ScognamiglioAmahí Saraceni

Texte en français d’après la traduction de Anna Gibson et du texte en anglais adaptation Amahí Saraceni

 

Construction des décors Ricardo Taborrelli et Francesco Cristini

Photos Martin Trillaud et Roberta Verzella 

 

Diffusion Marco Cicolini direzione@artinvita.com +39 349 8150128

Régie Générale Thierry Debroas tipiti@wanadoo.fr +33 6 07 93 95 03

 

Création en France au Théâtre 14 du 8 au 19 mars 2022.

Production Théâtre de Léthé à Paris Collectif 2 plus-France. Coproduction ARTINVITA festival international des Abruzzes-Italie. Résidence de création au Théâtre Comunale di Orsogna-ARTINVITA avril/mai 2019. Résidence de création en France au studio « Le petit oiseau va sortir » et au Théâtre 14 en Janvier 2021. Avec le soutien du studio de photo « Le Petit oiseau va sortir », du théâtre de la Bastille et de la SPEDIDAM. Le dispositif musical a été créé à la Villa Médicis par l’artiste Alvise Sinivia lors de sa résidence en 2016/17.

 

 

ELSA AMIEL

SCÉNARISTE ET RÉALISATRICE

« PEARL » – 82 min.
sortie France 30 janvier 2019
produit par Caroline Nataf et Bruno Nahon- Unité de Production
co-produit par Lionel Baier – Bande à part

*Prix Visio du Scénario au Festival d’Angers
*Sélection « Giornate degli autori »- Venice days 2018
*Sélection au RIFF- Reykjavic Film Festival, FIFIB- Festival International du film indépendant de Bordeaux, Thessaloniki IFF, SEFF- Sévillan European Film Festival, BIFF- Busan internation Film Festival, Arras Film Festival, Solothurner filmtage (Festival de Soleure- CH), Tribeca Film Festival (New-York)
*Prix « Women in Focus » au SEFF- Sévillan European Film Festival

SCÉNARISTE ET RÉALISATRICE COURT-MÉTRAGES
2010 « AILLEURS SEULEMENT » – 35mm Couleur – 28 min- produit par SILEX FILMS
* Festival d’Angers- Plans Suivants, Festival de Cabourg
2007 « FACCIA D’ANGELO » – 16 mm – N&B – 17 min
produit par les FILMS DU POISSON
*Festival de Villeurbanne – Prix de la Mise en Scène , Festival de Dignes les Bains – Prix Bac Cinéma et Prix des Collégiens, Festival d’Angers – Prix des Bibliothécaire, s Festival de Belo Horizonte (Brésil)- Mention Spéciale – Festival de Téhéran

ASSISTANTE DE REALISATION ET COLLABORATION ARTISTIQUE

2017 2016- 2013
Réal. :Noémie Lvosky Réal : Emmanuel Finkiel Réal : Bertrand Bonello2012-
Réal : Noémie Lvovsky

ASSISTANTE DE RÉALISATION

2017 « DEMAIN ET TOUS LES AUTRES JOURS » réalisé par Noémie LVOVSKY
Collaboratrice artistique, 1ère assistante, Rôle de Mme Escoffier
F COMME FILMS

2016 «JE NE SUIS PAS UN SALAUD » réalisé par Emmanuel FINKIEL
Collaboratrice artistique, 1ère assistante- THELMA FILMS

2014 « SAINT LAURENT » réalisé par Bertrand BONELLO
1ère assistante – MANDARIN

2010 « L’APOLLONIDE » réalisé par Bertrand BONELLO
1ère assistante – LES FILMS DU LENDEMAIN

« ILLUSION COMIQUE » réalisé par Mathieu AMALRIC
1ère assistante – LES FILMS DE PIERRE- MAÏA FILMS

2009 « L’ARBRE » réalisé par Julie BERTUCCELLI
Assistante de Julie Bertuccelli – LES FILMS DU POISSON

« TOURNÉE » réalisé par Mathieu AMALRIC
1ère assistante- LES FILMS DU POISSON

2008 « LES BEAUX GOSSES» réalisé par Riad SATTOUF
1ère assistante – LES FILMS DES TOURNELLES

2007 « NULLE PART TERRE PROMISE »
réalisé par Emmanuel FINKIEL
1ère Assistante et Rôle principal – LES FILMS DU POISSON
Prix d’Interprétation au Festival International de Brasilia 2009

2006 « EN MARGE DES JOURS » t
téléfilm réalisé par Emmanuel FINKIEL
1ère assistante – 13 PRODUCTIONS
2005 « LES AMITIES MALEFIQUES »
réalisé par Emmanuel BOURDIEU
1ère assistante – 4a4 PRODUCTIONS

« LES EUROPEENS» réalisé par Emmanuel FINKIEL
Comédienne- ZOR FILMS

2004 « CACHE CACHE » réalisé par Yves CAUMON
1ère assistante- SUNDAY MORNING

« UN PETIT JEU SANS CONSEQUENCE » réalisé par Bernard RAPP
2ème Assistante- ARENA FILMS

« LE PONT DES ARTS » réalisé par Eugène GREEN
1ère assistante- MACT PRODUCTIONS

2003 « LE SILENCE » réalisé par Orso MIRET
1ère assistante- SUNDAY MORNING

2002 « LA CHOSE PUBLIQUE » réalisé par Mathieu AMALRIC
1ère Assistante – ARTE- LES FILMS DU POISSON

2001 « LE STADE DE WIMBLEDON » réalisé par Mathieu AMALRIC
1ère Assistante – GEMINI FILMS- Paolo Branco

FORMATRICE

2013-2021 ECAL (Ecole Cantonale des Arts de Lausanne)-

Intervenante Réalisation/ Direction d’acteur et scénario auprès des étudiants

en 3ème année de Cinéma.

Directeur de département : Lionel Baier.

2021 LA FEMIS – Atelier direction d’acteurs avec les élèves de 3ème année en

réalisation et les comédiens de l’Atelier d’Asnières.

Atelier en collaboration avec Emmanuel Finkiel

2020 DE LA PAROLE AU MOUVEMENT – DU MONOLOGUE AU DIALOGUE – DU

THÉÂTRE AU CINÉMA

Théâtre de Léthé- Amahi Saraceni

Écriture en collaboration avec les stagiaires, direction d’acteurs et réalisation

du film : NOUS – https://vimeo.com/488613552

2019 DE LA PAROLE AU MOUVEMENT – DU MONOLOGUE AU DIALOGUE – DU

THÉÂTRE AU CINÉMA

Théâtre de Léthé- Amahi Saraceni

Écriture en collaboration avec les stagiaires, direction d’acteurs et

réalisation du film: DÉDALES

FORÊT VIERGE

Texte Olivia Rosenthal
Mise en scène Amahí Camilla Saraceni

DISTRIBUTION
Avec Micha Lescot
Images Laurent Larivière
Musique Alvise Sinivia
Scénographie Franck Jamin
Lumière Eric Wurtz
Costumes Consuelo Zoelly
Collaboration vidéo Nicolas Comte
Ingénieur son Ken Yoshida
Assistantes Morgane Robbes / Eloïse Verreecken
Régie générale Yann Le Herissé
Chargée de production Claude Amiel

Forêt Vierge est un texte court, dense et puissant, qu’Olivia Rosenthal a écrit en revenant d’un voyage en forêt amazonienne. Il s’agit d’un homme seul face à un environnement qu’il croit hostile et dans lequel il n’a plus aucun repère. Ce n’est pas un récit de voyage. Ce texte résonne étrangement dans notre actualité où, là aussi, toute ‘certitude’ vacille, où l’on perd ses repères, où les contours s’estompent.

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À QUOI RÊVENT LES AUTRES

A quoi rêvent les autres est un spectacle pluri-disciplinaire qui mêle la littérature, le théâtre, la danse, la vidéo, les arts-plastiques et la musique.
Ce projet est né de l’association de cinq artistes : Camilla Saraceni, metteur en scène, dramaturge et chorégraphe, Laurent Larivière, cinéaste, Olivia Rosenthal, écrivain, Laurent Petitgand, compositeur, Emmanuelle Daverton, plasticienne. Sept interprètes ont rapidement rejoint l’aventure : Louise Bourgoin, Jean-Quentin Châtelain, Sylvie Cavé, Gilles Nicolas, Willem Meul, Vittoria Scognamiglio, Eloïse Vereecken.

Une maquette-performance autour de la création sera présentée à la Scène nationale Le Grand R de la Roche-sur-Yon dans le cadre du W.A.R. – Weekend à réaction les 29 et 30 mars 2012. Elle sera le fruit d’une résidence d’écriture menée par l’ensemble de l’équipe artistique en mars au Grand R.
La majeure partie de l’équipe a déjà travaillé ensemble, lors de spectacles précédents ou de stages AFDAS autour du fantasme, de l’improvisation et des nouvelles technologies. Nous avons acquis un langage créatif commun que nous souhaitons aujourd’hui partager avec le public. Vous trouverez en pièce jointe des images et des musiques, témoins de ces expériences passées.
La résidence, et par là-même la maquette qui en résultera, nous permettra d’expérimenter un certain nombre d’intuitions, aussi bien artistiques que techniques. Véritable laboratoire, ce Work in Progress devra notamment nous amener à définir les options numériques et multimédia les mieux à même de traduire notre propos. Un an avant la création du spectacle, cette période de travail affinera la vision kaléidoscopique que nous avons aujourd’hui de ce projet.

« Le danger, c’est de l’intérieur qu’il va venir. Il n’y a pas plus dangereux que l’intérieur parce que l’intérieur est plus vierge encore que la forêt. Plus impénétrable. Plus obscur. Plus difficile à scruter. Plus proche. Ce sont les ravages de l’intérieur qu’il faut craindre ».

Olivia Rosenthal

A quoi rêvent les autres est le fruit d’un long processus de travail avec un groupe d’artistes qui m’est proche. J’explore, avec eux, deux axes très intimes : celui de leur vie privée et celui de leur imaginaire.
Puis, à partir d’une dramaturgie et des personnages que je propose, Olivia Rosenthal écrit les textes, précisant avec humour, à la folie, leurs obsessions. Elle suit leur parcours intérieur et transgresse les interdits qu’euxmêmes se sont forgés.

Les tableaux se suivent mais ne s’enchainent pas selon un principe de logique narrative. Le procédé de montage juxtapose, plus qu’il ne lie. Je me sers du montage pour isoler des moments sous l’effet d’une loupe grossissante. Il n’est donc pas fluide dans le sens d’une subordination à la narration classique. Il se fait par coïncidences. C’est un lien ténu au delà du réalisme et de la psychologie. C’est une intuition faîte de moments vrais, de fragments de temps qui structurent la pièce.

Un exil où hommes et femmes, extraits de l’ordinaire, déjouent rôles et rapports familiaux. Un jeu surtout, où, par convention, chacun se met en danger, s’habille de plus en plus de nudité.

La danse est convoquée comme un mode de captation des émotions. Le geste naît du quotidien et j’emprunte à la danse l’énergie du mouvement. Toujours à la frontière de la tendresse et de la violence. Dans cet entre-deux, cette zone où le mouvement n’est plus tout a fait une danse, mais non plus du théâtre.

Le réalisateur Laurent Larivière et la scénographe Emmanuelle Daverton tous deux sur scène, tels des démiurges impitoyables ciblent la faille et répondent aux fantasmes des personnages par des images, des accessoires et des décors qui se transforment à vue et animent ainsi le récit scénique.
La scénographe ne travaille plus dans les coulisses, elle crée à même la scène, l’espace dont peuvent jouer les acteurs et les danseurs.
Le cinéma a une part importante, il fait partie de mon imaginaire et de mes références et la présence d’un cinéaste sur scène renforce ce lien. Ce n’est pas un cameraman qui construit les images projetées en temps réel sur scène, mais un cinéaste, dont le regard, à force d’expériences communes, épouse et prolonge le mien.

Camilla Saraceni

MARI

Mari, de Tino Caspanello, a obtenu en 2003 le Prix spécial du jury du « Premio Riccione ». Avec une grande tendresse et humour cette pièce raconte l’amour que se portent un homme et une femme qui n’ont pas les mots pour exprimer. Lui est assis au bord de l’eau, il pèche, il attend. Elle est sur le point de rejoindre leur maison pour le dîner. Mais elle n’arrive pas à se décider à partir, à le laisser seul, ainsi. Peu à peu se révèle un amour qui ne s’est jamais dit à voix haute. 

«  Dans cette mise en scène je propose un espace séparé en deux, l’espace de l’homme du masculin et celui de la femme du féminin. Comment ces deux espaces réussissent à se rencontrer. Il est toujours question de cela dans mes spectacles, un chemin vers l’autre. La femme, l’homme, l’étranger. La musique, le son, la scénographie et la lumière font partie de ce questionnement intime. Elles bougent, changent comme change et bouge notre espace intérieur face a l’être aimé. Mari raconte avec des mots simples cette rencontre. » Amahí Camilla Saraceni

Création pour le Festival ARTINVITA (Italie) mai 2018
Reprise à Ortona (CH) Italie, avril 2019

Texte Tino Caspanello
Mise en scène Amahì Camilla Saraceni
Avec Vittoria Scognamiglio et Luigi di Fiore
Musique Laurent Petitgand
Scénographie Franck Jamin
Création lumières Eric Wurtz 
Costumes Consuelo Zoelly

Assistant scénographe : Said Salaheddine (Ortona) ; construction de la scénographie : Francesco Cristini – avec la collaboration de Daniel Cristini et Alessio Mammarella (Filetto); installation électrique de la scénographie : Michel Lezos (Pescara) ; Assistant a la mise en scène : Nicola Liberato ; Techniciens son et lumières : Carlo Mene et Fabio Oronzo